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Emile Smith

Read me

07/01/2005

Plus de quatre cents effets spéciaux dans une mini-série de quatre heures, cela fait près de deux effets par minute à réaliser par Zoïc Studios pour le remake de la célèbre série des années 70 : Battlestar Galactica (Galactica, la Bataille de l’Espace, ndlt). Voici l’entretien que nous a accordé Emile Smith, le responsable des effets spéciaux de ce remake.

Parlez-nous un peu de vous :

Fraîchement diplômé de l’université de San Diego, j’ai commencé ma carrière chez Foundation Imaging, sur la série Star Trek Voyager. Je suis maintenant responsable des effets spéciaux chez Zoïc Studios en Californie où je travaille en ce moment sur l’adaptation de Firefly (une autre série américaine) pour le cinéma qui s’appellera Serenity.

Quand avez-vous vu LightWave 3D pour la première fois ?

Je l’avais vu sur le NAB à Las Vegas quand j’étais encore lycéen. Je m’étais déjà amusé un peu avec Electric Image puis j’ai découvert LightWave qui était très intuitif.

Quand l’avez-vous utilisé pour la première fois?

Je l’ai utilisé dès le lycée. En fait j’ai acheté une licence dès que la version Education est sortie.

Que préférez-vous dans le programme?

Le moteur de rendu, qui est prodigieux. On peut difficilement atteindre ce degré de qualité avec un autre logiciel sans avoir besoin de toute une équipe de programmeurs à ses côtés. J’apprécie également la caméra dans LightWave. C’est sans conteste la camera intégrée la plus pratique pour réaliser des effets crédibles de mouvements de caméra. Pas besoin de mise en place contraignante et encombrante. On peut filmer comme si on utilisait une vraie camera. Cela m’a été d’une aide précieuse sur quantité des dernières productions sur lesquelles j’ai travaillé.

Le style "caméra à l’épaule" qui était la signature de Galactica a-t-il été facile à reproduire avec LightWave? Comment avez-vous pu réaliser la mise au point, les plans rapprochés , les zooms et les trackings approximatifs pour qu’ils soient aussi photo-réalistes?

Le style "caméra à l’épaule" a été beaucoup plus facile à réaliser avec LightWave qu’avec n’importe quel autre logiciel. En premier lieu parce qu’on peut le gérer en temps réel comme si on avait des vraies cameras. On peut regarder l’action se dérouler à travers l’objectif ou saisir une autre action et la filmer instantanément. Avec un autre logiciel de 3D on aurait eu plein de contraintes et ça n’aurait pas été aussi facile de suivre un objet sans sélectionner de multiples outils. Le tracking approximatif (j’entends par là le style "caméra à l’épaule") n’est qu’une question de finesse et d’utilisation de toutes les infos que nous possédions lors du tournage réel des séquences afin de rendre le travail le moins difficile possible. Certaines tâches n’étaient pas faciles : nous avons dû par exemple transformer une grande partie des images en 2D afin d’avoir les mesures exactes etc.

Qu’est-ce qui, selon vous, pourrait-être amélioré?

Le motion blur de LightWave 3D pourrait être meilleur. D’autres moteurs de rendu l’ont dépassé sur ce terrain. On pourrait également se passer des effets de bande sur les mouvements très rapides.

Quel type d’ordinateur utilisez-vous en ce moment?

Un bi Xeons 2.2GHz avec 2GB de ram, une carte graphique Quadro 750XGL et Windows 2000.

Un bi-Xeons 2.2GHz me semble plutôt lent pour vos applications. Pourquoi ne pas avoir acquis les dernières machines ultra rapides?

Oui c’est vrai, c’est un peu lent. Mais nous devons prochainement upgrader nos machines! Nous avons tout de même une ferme de rendu qui compte près de 700 processeurs Pentium de 2.2 à 3 GHz. Nous utilisons Butterfly Net Render pour gérér l’ensemble.

Emile Smith  
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