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Jasper Scheepbouwer

   
   

Pour en revenir aux débuts de Jasper avec LightWave, cela remonte à l'époque où il suivait des cours à la prestigieuse académie néerlandaise de cinéma et de télévision (Nederlandse Film en Televisie Academie) en 1993. Jasper s'entraînait alors à faire de petites animations en 3D avec DPaint sur son Amiga 500 pour les besoins des courts métrages qu'il réalisait, sans trop de succès...C'est à l'occasion de l'enregistrement d'une bande démo pour le groupe d'un copain que l'un des musiciens lui parla de LightWave, sur lequel il s'amusait sur Amiga. Mais les velléités de Jasper de faire des séquences titres 3D furent mises de côtés quand l'académie le flanqua à la porte et qu'il devint alors ingénieur du son puis réalisateur de publicités.

Plus tard, en 1999 Jasper voulu aider son ami Jan-Willem Schaepman à réaliser son film de promotion pour l'académie du cinéma en y créant des images de synthèse, qu'il réalisa avec LightWave [6]. Une autre connaissance, le sus-cité Michael Winter était auteur et réalisateur d'une série télé batave intitulée "Froland". Constatant le travail effectué par Jasper, il réussit à convaincre le producteur que le style "Hollywood" pouvait entrer dans les budgets. Diffusée en 2001 et 2002, la série était un mélange de comédie et de drame, parodiant souvent des films très célèbres comme Predator, Terminator 2, Rocky, Piège de Cristal, the Rock, etc. "On voit d'où sont nés les besoins en effets spéciaux" commente Jasper.

Jasper cite la facilité d'accès et la simplicité de LightWave comme étant les facteurs majeurs qui lui ont fait apprécier le logiciel, même s'il admet volontiers qu'il n'a jamais été tenté de voir si l'herbe était plus verte ailleurs... Il souligne aussi que LightWave possède une vaste communauté d'utilisateurs et que les plug-ins gratuits élargissent d'autant les possibilités. Cependant, il pense que les grands atouts de LightWave, à savoir son interface et ses renforts de nombreux plug-ins, peuvent générer à terme des problèmes liés à un nombre trop étendu d'outils combiné à un manque d'organisation et d'intégration.

A la question de savoir comment il envisage le futur de LightWave, Jasper répond : "Je voudrais avoir la possibilité de créer des sous-scènes à l'intérieur des scènes sur lesquelles je travaille. Des sortes de variantes de scènes qui reflèteraient tous les changements effectués sur la scène-parent tout en conservant les aspects spécifiques de la variante définis par l'utilisateur. Par exemple, n'importe qu'elle animation serait propagée de la scène-parent à la sous-scène mais cette dernière utiliserait des objets différents (des modèles plus lourds...), une lumière différente (de nuit...), des ombres différentes etc.

Et d'où vient ce nom "Druitre" sur les forums ? Jasper répond sans détour : "c'est ce qui m'est venu alors que j'ai posé les mains sur le clavier, fermé les yeux et...me suis laissé envahir par l'inspiration." Puis d'ajouter "en plus ça sonne français [??!], qui est une très belle langue".

Idée originale Paul van Fessem/ obsolete.tv

Enfin, pour conclure ce portrait, Jasper nous dévoile la signification de "ministeck" : "C'est un jeu super connu, j'y passais des heures étant gamin, à regret d'ailleurs car il n'existe rien de moins exigeant intellectuellement parlant. Il s'agit d'encastrer des petites pièces de couleur sur une plaque en plastique pour inventer ou recréer toute sorte de motif, bonjour l'ennui."

   
   
Jasper Scheepbouwer  
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