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Luke Carpenter
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Dans la mesure où vous faites le compositing en animation Flash, avez-vous songé à utiliser le plug-in eRain pour convertir vos fichiers LightWave en Flash ?

Le plug-in de Swift n’est pas adapté pour ce genre de trucs car il ne fait pas le support des textures. Par ailleurs il est parfois lent et devient assez confus avec des scènes complexes qui contiennent un grand nombre d’objets. Je l’ai parfois utilisé sur la saison 2 pour faire le rendu de voitures à la demande d’autres réalisateurs. Ils pouvaient ainsi les inclure directement à leurs animations Flash dans leurs propres séquences.

A votre avis, les deux modules doivent-ils rester distinct ou devrait-on les combiner ?

Les modules séparés me conviennent. Ca fait moins de boutons. C’est important de pouvoir se concentrer sur la modélisation et le texturing sans être distrait par le rendu et l’animation dès le départ. Cependant ce serait génial de pouvoir éditer des points de base et des polygones dans le layout pour des questions d’animation.

Depuis combien de temps travaillez-vous sur Monkey Dust ? (Combien d’épisodes etc.)

J’ai travaillé sur les trois saisons de Monkey Dust- j’ai même eu droit à ma propre séquence au sein du programme. C’était de la 2D en Flash. J’ai dû également faire le compositing de la plupart des projets de Sherbet Productions sur After Effects. Puis sur les saisons 2 et 3 j’ai commencé à ajouter des éléments 3D sur le rendu After Effects. Sherbet compte habituellement quatre autres réalisateurs travaillant sur des émissions donc je fais un peu de 3D et d’After Effects pour eux également.

Pouvez-vous nous parler un peu du style très spécial de Monkey Dust et de la séquence que vous avez réalisée ?

Le style de référence de Monkey Dust a été designé par Andrew Rae, le directeur artistique.

Son style est d’un réalisme très subjectif basé sur des photos et des lignes pré-définies. Le style nous permet une approche très directe et très affranchie en utilisant des textures de photo et du dessin en rotoscopie. L’univers de Damian est quelque peu différent. Les dessins n’ont pas de bordure au trait et leur aspect est un peu plus stylisé. Les parodies des films de Bruckheimer, elles, ne se déroulent pas exactement dans le décor de Monkey Dust puisque elles sont censées être des films qui sont diffusés dans leur monde.

Pour avoir travaillé sur d’autres programme, je trouve que "Monkey Dust Land" est vraiment celui qui contient le plus de mise en place et d’unité visuelle.

La comédie a sûrement plus d’impact telle qu’elle est que si elle était raffinée et avec des animations bien peaufinées ou alourdie de dessins bien détaillés. Le point de vue et l’objectif à atteindre sont définis dans le synopsis et le vrai défi c’est d’y parvenir efficacement. Quand il s’agit de mélanger de la 2D avec de la 3D il faut que la caméra se déplace de manière rudimentaire pour qu’on ne remarque pas les personnages plats.

Pouvez-vous nous parler un peu de "They All Come Home"?

En fait c’est une parodie du film "Black Hawk Down". Dans tous les épisodes de Monkey Dust ils écrivent un scénario qui parodie un des films de Jerry Bruckheimer.

Certaines des animations sont en 2D, d’autres en 3D…Qui a fait quoi ?

La 2D a été réalisée et animée par Damian Fox et de mon côté j’ai fait toute la 3D et le compositing.

Qu’avez vous réalisé en 3D pour la série ?

Tout, excepté les personnages et quelques accessoires, est en 3D. J’ai donc dû créer des hélicoptères, des avions, des immeubles, tout plein de trucs.

Luke Carpenter  
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